Accéder au contenu principal

Les recommandations de l'Anssi pour sécuriser la téléphonie sur IP

Même si le déploiement de ces réseaux en entreprise remonte à plus de dix ans, l’ANSSI présente les «recommandations de sécurisation d’une architecture de téléphonie sur IP ».
Ce guide de 28 pages, téléchargeable sur le site de l'agence de la sécurité des systèmes d'information, se veut une succession de conseils et de suggestions portant sur mesures spécifiques à la téléphonie sur IP déployé à partir d'un serveur, de logicielle associés et de postes dédiés.
Après un bref exposé des menaces et des risques sécuritaires propres à ce type d'infrastructure, le guide énonce plusieurs recommandations structurantes. Parmi celles-ci, on trouve la séparation physique totale de l'architecture de téléphonie par rapport au réseau informatique de l'entreprise, en cas de besoin de confidentialté elévée.

L'isolation complète du réseau de téléphonie sur IP est préconisée

Le guide recommande de protéger les téléphones IP à l’aide de codes d’accès spécifiques à chaque utilisateur
agrandir la photo
Ce cloisonnement concerne à la fois le réseau physique et ses équipements actifs (commutateurs), les serveurs et les données (à stocker sur des supports dédiés). Au cas où cette isolation ne serait pas réalisable, ce guide énonce des mesures minimales de cloisonnement.
S'en suit une succession de préconisations plus spécifiques comme la protection systématique des téléphones IP à l'aide de codes d'accès spécifiques ou la désactivation des ports Ethernet non-utilisés par les téléphones.
En revanche, le guide déconseille de définir explicitement sur chaque port de commutateur Ethernet utilisé pour raccorder les postes IP, l'adresse MAC du téléphone normalement connecté à ce port, « en raison des coûts d’exploitation importants lié au maintien à jour des adresses MAC dans la configuration des commutateurs »

source : http://pro.01net.com/editorial/612708/les-recommandations-de-lanssi-pour-securiser-la-telephonie-sur-ip/

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Rapport viral de l'année 2013

Le 06 février 2014 Doctor Web présente un bilan des menaces les plus importantes et/ou significatives ayant touché les utilisateurs en 2013. L'année 2013 a mis en lumière plusieurs menaces pour la sécurité informatique. Comme en 2012, l'une des grandes tendances de l'année passée a été la propagation des Trojans encoders qui ont touché les utilisateurs dans de nombreux pays.  Les spécialistes ont observé une augmentation du nombre de logiciels malveillant visant à afficher de la publicité sur les ordinateurs des victimes, ou à récolter de la crypto monnaie Bitcoin et Litecoin (surtout à la fin de l'année). La gamme de logiciels malveillants ciblant Android s’est considérablement élargie. Situation virale Les malwares les plus répandus en 2013 selon les statistiques de l'utilitaire de traitement Dr.Web CureIt! restent les Trojans de la famille  Trojan.Hosts , dont le plus répandu est le  Trojan.Hosts.6815 , qui modifie le fichier hosts sur l'ordinateur inf...
C’est sans doute le plus gros scandale de l’histoire des télécommunications modernes, et il est passé presque inaperçu ; le piratage par la  NSA  d’un câble sous-marin détenu (entre autres) par  Orange , le SEA-ME-WE 4. Cette liaison en fibre optique, co-gérée par un consortium de seize opérateurs mondiaux, assure une partie des liaisons nécessaires au bon fonctionnement du réseau téléphonique et Internet. Un grand nombre de communications y transitent, puisque la liaison relie la France (à partir de Marseille) à l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient, et une petite partie de l’Asie. illustration Wikicommons De nouvelles révélations d’Edward Snowden indiquent que l’agence américaine de renseignements a organisé le piratage de ce réseau, début 2013. Cette attaque leur a permis de collecter des informations sur la structure et la cartographie du réseau, mais également sur une partie des données qui y transitaient : certaines données permettant, une fois c...

Juniper met en garde contre la présence de code-espion dans ses pare-feu

Quelques mois après les révélations d'Edward Snowden, Juniper signale la présence de code-espion, une back door, dans ses firewalls. Hier, le fabricant d'équipements réseaux Juniper a fait savoir qu'il avait trouvé du code suspect dans certains modèles de pare-feu de la marque. Cette découverte inquiétante semble faire écho aux soupçons de piratage des firewalls de Juniper par la NSA avec une back door, dont il était fait mention dans les documents fuités par Edward Snowden. Les produits affectés tournent avec ScreenOS, l'un des systèmes d'exploitation de Juniper, fonctionnant sur une série d’appliances utilisées comme pare-feu et comme support pour le VPN. Selon l’avis publié par l’équipementier, les versions 6.2.0r15 à 6.2.0r18 et 6.3.0r12 à 6.3.0r20 de ScreenOS sont vulnérables. « Le code non autorisé a été découvert pendant un audit récent mené en interne », a expliqué Bob Worrall, le CIO de Juniper. Mais le fabricant n'a pas don...