Accéder au contenu principal

RECORD DE LONGÉVITÉ POUR UNE FAILLE

Une vulnérabilité vieille de 20 ans vient d’être corrigée dans la bibliothèque de compression LZO, exploitée par Android, OpenVPN, MPlayer2, Libav ou encore le kernel Linux.


La dernière mise à jour de l’algorithme de Lempel-Ziv-Oberhumer (LZO) n’est pas passée inaperçue et pour cause : elle colmate une faille de sécurité qui touchait ce système de compression de flux depuis sa création… en 1994.

Exploité à l’origine par la NASA pour ses modules envoyés en mission sur Mars, l’algorithme a depuis lors trouvé sa place dans bon nombre de projets IT : Android, OpenVPN, MPlayer2, Libav, le kernel Linux, Junos de Juniper, etc. Les multiples transformations et adaptations qu’il a subies ont compliqué la correction de la vulnérabilité.

Enfin patché avec la version 2.0.7 de LZO, ce « vieux problème » pouvait occasionner une saturation de la mémoire tampon par injection de données malveillantes via certaines variantes dites « sécurisées » du système de décompression. Dans une contribution blog, Don Bailey, CEO et cofondateur de Lab Mouse Security, fournit quelques détails supplémentaires.


Les implémentations de LZO peuvent être sensiblement différentes, mais toutes sont concernées de la même façon par la faille, malgré la confiance témoignée envers l’algorithme, hautement optimisé et connu pour bien fonctionner.

Faisant valoir son expérience de consultant dans la sécurité des technologies mobiles, de l’Internet des objets et des systèmes embarqués, Don Bailey invite les utilisateurs à évaluer leurs algorithmes pour savoir s’ils sont corrigés. Il fournit aux administrateurs plusieurs méthodes permettant de tester la faille en conditions réelles sur des infrastructures.

source http://www.itespresso.fr/securite-it-record-longevite-faille-76788.html

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Rapport viral de l'année 2013

Le 06 février 2014 Doctor Web présente un bilan des menaces les plus importantes et/ou significatives ayant touché les utilisateurs en 2013. L'année 2013 a mis en lumière plusieurs menaces pour la sécurité informatique. Comme en 2012, l'une des grandes tendances de l'année passée a été la propagation des Trojans encoders qui ont touché les utilisateurs dans de nombreux pays.  Les spécialistes ont observé une augmentation du nombre de logiciels malveillant visant à afficher de la publicité sur les ordinateurs des victimes, ou à récolter de la crypto monnaie Bitcoin et Litecoin (surtout à la fin de l'année). La gamme de logiciels malveillants ciblant Android s’est considérablement élargie. Situation virale Les malwares les plus répandus en 2013 selon les statistiques de l'utilitaire de traitement Dr.Web CureIt! restent les Trojans de la famille  Trojan.Hosts , dont le plus répandu est le  Trojan.Hosts.6815 , qui modifie le fichier hosts sur l'ordinateur inf...
C’est sans doute le plus gros scandale de l’histoire des télécommunications modernes, et il est passé presque inaperçu ; le piratage par la  NSA  d’un câble sous-marin détenu (entre autres) par  Orange , le SEA-ME-WE 4. Cette liaison en fibre optique, co-gérée par un consortium de seize opérateurs mondiaux, assure une partie des liaisons nécessaires au bon fonctionnement du réseau téléphonique et Internet. Un grand nombre de communications y transitent, puisque la liaison relie la France (à partir de Marseille) à l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient, et une petite partie de l’Asie. illustration Wikicommons De nouvelles révélations d’Edward Snowden indiquent que l’agence américaine de renseignements a organisé le piratage de ce réseau, début 2013. Cette attaque leur a permis de collecter des informations sur la structure et la cartographie du réseau, mais également sur une partie des données qui y transitaient : certaines données permettant, une fois c...

Le malware BlackPOS utilisé lors du piratage de TARGET développé par pirate russe de 17 ans

La violation de données impliquant la chaine américaine de supermarchés TARGET ayant eu lieu pendant les fêtes de fin d’année semble faire partie d’une campagne de piratage international de grande envergure et hautement sophistiqué contre plusieurs détaillants, impliquant le piratage de 110 millions de cartes de crédit/débit, et autant de renseignements personnels. Target a confirmé la semaine dernière que des logiciels malveillants ont été intégré dans le matériel équipant ses point de vente à ses comptoirs de caisse pour recueillir des données sécurisées comme les informations de cartes de crédit utilisées lors des transactions. Il s’avère que le malware utilisé est appelé BlackPOS, également connus sous le nom « reedum » ou encore « Kaptoxa ». C’est un kit d’exploitation pirate efficace, d’origine russe, qui a été créé en mars 2013 et disponible sur les sites undergrounds du BlackMarket pour des sommes variant de $1800 à $2000. Les enquêteurs de  Intel...