Accéder au contenu principal

Android KitKat : 2 fonctions clés contre l'espionnage et la cybercriminalité

Avec KitKat, la version 4.4 de son OS Android, Google veut rassurer les professionnels et met l'accent sur la sécurité des données. Pour lutter contre des menaces toujours plus importantes, la firme de Mountain View intègre SELinux et dm-verity dans son système d'exploitation.
Avec chaque version d'Android, Google ajoute des fonctionnalités permettant de sécuriser un peu plus son OS mobile. Deux des dernières caractéristiques de sécurité dans Android 4.4 KitKat, issues de développement pour le noyau Linux, sont d'ailleurs particulièrement remarquables. Les politiques issues de Security-Enhanced Linux ( SELinux ) sont entièrement activées dans KitKat et dm-verity y a même été ajouté. Ces deux fonctionnalités devraient améliorer efficacement l'intégrité et la confiance des utilisateurs critiques envers Android. Ces deux caractéristiques s'appuient sur les travaux antérieurs de Google visant à renforcer les défenses d'Android contre les attaques des cybercriminels. On pense notamment au chiffrement intégral de l'espace de stockage (dm-crypt ) ajouté dés Android 3.x et à Address Space Layout Randomisation, qui avait vu le jour dans Android 4.1.
SELinux régule l'accès des applications aux données sensibles

SELinux, un Linux security module (LSM), qui permet de définir une politique de contrôle d'accès obligatoire aux éléments du système, avait d'abord été partiellement testé sur Jelly Bean. Il se retrouve cette fois-ci pleinement fonctionnel dans KitKat. Ce module, dont l'architecture dissocie l'application de la politique d'accès, permet de limiter l'utilisation de fichiers, de ressources mais aussi l'interaction avec d'autres applications et bibliothèques par les programmes. Il permet notamment de classer les applications d'un système en différents groupes, avec des niveaux d'accès plus fins mais aussi d'attribuer un niveau de confidentialité pour l'accès à des objets systèmes, comme des descripteurs de fichiers, selon un modèle de sécurité multiniveau (MLS pour Multi level Security). Prenons l'exemple d'un exploit insérant du code malveillant dans l'une des fonctions du système d'Android pour en détourner des données utilisateur et les envoyer par Internet à l'auteur. Si l'utilisation d'Internet n'est pas configurée comme une politique SELinux, l'exploit peut fonctionner. Toutefois, sans accès à Internet, celui-ci est voué à l'échec.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Cisco prédit une pénurie de spécialistes de la sécurité informatique en 2014

Cisco vient de publier son rapport annuel sur la sécurité pour 2014, qui révèle que le nombre total de vulnérabilités et de menaces a atteint un niveau record depuis le début de leur recensement en mai 2000. En octobre 2013, le nombre total d'alertes cumulées a augmenté de 14 % en glissement annuel par rapport à 2012. Le rapport de Cisco note de multiples méthodes assez sophistiquées (ingénierie sociale, infiltrations, etc.) utilisées par les cybercriminels. Les entreprises, qui ne sont pas assez parées pour assurer leur sécurité, feront en plus face un manque de professionnels en sécurité. Cisco souligne que l’année 2014 sera marquée par une pénurie de plus d'un million de professionnels spécialisés dans le domaine de la sécurité. «  Du fait de leur sophistication, les technologies et tactiques employées par les criminels en ligne – et leurs tentatives incessantes d’infiltration dans les réseaux et de vol de données – ont désormais pris de vitesse les professionnels de l...

Rapport viral de l'année 2013

Le 06 février 2014 Doctor Web présente un bilan des menaces les plus importantes et/ou significatives ayant touché les utilisateurs en 2013. L'année 2013 a mis en lumière plusieurs menaces pour la sécurité informatique. Comme en 2012, l'une des grandes tendances de l'année passée a été la propagation des Trojans encoders qui ont touché les utilisateurs dans de nombreux pays.  Les spécialistes ont observé une augmentation du nombre de logiciels malveillant visant à afficher de la publicité sur les ordinateurs des victimes, ou à récolter de la crypto monnaie Bitcoin et Litecoin (surtout à la fin de l'année). La gamme de logiciels malveillants ciblant Android s’est considérablement élargie. Situation virale Les malwares les plus répandus en 2013 selon les statistiques de l'utilitaire de traitement Dr.Web CureIt! restent les Trojans de la famille  Trojan.Hosts , dont le plus répandu est le  Trojan.Hosts.6815 , qui modifie le fichier hosts sur l'ordinateur inf...
C’est sans doute le plus gros scandale de l’histoire des télécommunications modernes, et il est passé presque inaperçu ; le piratage par la  NSA  d’un câble sous-marin détenu (entre autres) par  Orange , le SEA-ME-WE 4. Cette liaison en fibre optique, co-gérée par un consortium de seize opérateurs mondiaux, assure une partie des liaisons nécessaires au bon fonctionnement du réseau téléphonique et Internet. Un grand nombre de communications y transitent, puisque la liaison relie la France (à partir de Marseille) à l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient, et une petite partie de l’Asie. illustration Wikicommons De nouvelles révélations d’Edward Snowden indiquent que l’agence américaine de renseignements a organisé le piratage de ce réseau, début 2013. Cette attaque leur a permis de collecter des informations sur la structure et la cartographie du réseau, mais également sur une partie des données qui y transitaient : certaines données permettant, une fois c...