Accéder au contenu principal

Première arrestation d’un pirate exploitant Heartbleed

Cybercriminalité

Un jeune hacker canadien a été interpellé pour avoir volé la semaine dernière des numéros d’assurance sociale grâce à la faille de sécurité Heartbleed. 

A 19 ans, Stephen Arturo Solis-Reyes devient la première personne arrêtée pour avoir dérobé des données grâce à Heartbleed. La faille informatique, dont l’existence n’est connue que depuis une dizaine de jours, est qualifiée par certains experts comme «le pire cauchemar du Net».

Une enquête avait été diligentée après la révélation de l’intrusion dans le système informatique de l’Agence du revenu du Canada (ARC). Celui-ci utilise comme de nombreux sites le protocole de sécurité OpenSSL, vulnérable à Heartbleed, et donc au vol de données.

Arrêté mardi

Le prévenu a été arrêté mardi à son domicile de London (Ontario), a indiqué la Gendarmerie royale du Canada dans un communiqué paru mercredi.

Ce jeune Canadien devait être formellement inculpé jeudi à Ottawa de deux chefs d’accusation pour «utilisation non autorisée d’un ordinateur» et «méfait concernant des données» en contravention du Code criminel.
Une perquisition a été effectuée au domicile de Solis-Reyes où du matériel informatique a été saisi.
Précieux sésame
L’ARC, qui avait dû fermer pendant cinq jours son espace sécurisé, a donné aux contribuables un délai de grâce jusqu’au 5 mai pour remplir leur déclaration de revenus.

Cette administration n’avait révélé que lundi qu’une intrusion s’était soldée par le vol de numéros d’assurance sociale (NAS). Ces numéros à neuf chiffres permettent aux Canadiens et aux résidents au Canada d’engager leurs démarches auprès des administrations mais aussi des banques ou des organismes de prestations médicales et sociales. Ils sont par ailleurs obligatoires pour prétendre à un emploi. 

source http://www.lematin.ch/high-tech/premiere-arrestation-pirate-exploitant-heartbleed/story/31114991

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Juniper met en garde contre la présence de code-espion dans ses pare-feu

Quelques mois après les révélations d'Edward Snowden, Juniper signale la présence de code-espion, une back door, dans ses firewalls. Hier, le fabricant d'équipements réseaux Juniper a fait savoir qu'il avait trouvé du code suspect dans certains modèles de pare-feu de la marque. Cette découverte inquiétante semble faire écho aux soupçons de piratage des firewalls de Juniper par la NSA avec une back door, dont il était fait mention dans les documents fuités par Edward Snowden. Les produits affectés tournent avec ScreenOS, l'un des systèmes d'exploitation de Juniper, fonctionnant sur une série d’appliances utilisées comme pare-feu et comme support pour le VPN. Selon l’avis publié par l’équipementier, les versions 6.2.0r15 à 6.2.0r18 et 6.3.0r12 à 6.3.0r20 de ScreenOS sont vulnérables. « Le code non autorisé a été découvert pendant un audit récent mené en interne », a expliqué Bob Worrall, le CIO de Juniper. Mais le fabricant n'a pas don...

Rapport viral de l'année 2013

Le 06 février 2014 Doctor Web présente un bilan des menaces les plus importantes et/ou significatives ayant touché les utilisateurs en 2013. L'année 2013 a mis en lumière plusieurs menaces pour la sécurité informatique. Comme en 2012, l'une des grandes tendances de l'année passée a été la propagation des Trojans encoders qui ont touché les utilisateurs dans de nombreux pays.  Les spécialistes ont observé une augmentation du nombre de logiciels malveillant visant à afficher de la publicité sur les ordinateurs des victimes, ou à récolter de la crypto monnaie Bitcoin et Litecoin (surtout à la fin de l'année). La gamme de logiciels malveillants ciblant Android s’est considérablement élargie. Situation virale Les malwares les plus répandus en 2013 selon les statistiques de l'utilitaire de traitement Dr.Web CureIt! restent les Trojans de la famille  Trojan.Hosts , dont le plus répandu est le  Trojan.Hosts.6815 , qui modifie le fichier hosts sur l'ordinateur inf...
C’est sans doute le plus gros scandale de l’histoire des télécommunications modernes, et il est passé presque inaperçu ; le piratage par la  NSA  d’un câble sous-marin détenu (entre autres) par  Orange , le SEA-ME-WE 4. Cette liaison en fibre optique, co-gérée par un consortium de seize opérateurs mondiaux, assure une partie des liaisons nécessaires au bon fonctionnement du réseau téléphonique et Internet. Un grand nombre de communications y transitent, puisque la liaison relie la France (à partir de Marseille) à l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient, et une petite partie de l’Asie. illustration Wikicommons De nouvelles révélations d’Edward Snowden indiquent que l’agence américaine de renseignements a organisé le piratage de ce réseau, début 2013. Cette attaque leur a permis de collecter des informations sur la structure et la cartographie du réseau, mais également sur une partie des données qui y transitaient : certaines données permettant, une fois c...