Accéder au contenu principal

L'Ukraine cible d'un puissant virus informatique

Un virus informatique très puissant a infiltré des ordinateurs en Ukraine, où 22 cas ont été enregistrés depuis 2013, année du début de la crise politique dans ce pays, selon un rapport du groupe britannique de défense BAE Systems.

Ce virus, baptisé Snake, est « l'une des menaces plus sophistiquées et les plus tenaces que nous étudions », affirme une filiale de BAE Systems spécialisée dans la lutte contre le cyberespionnageBAE Systems Applied Intelligence, dans un rapport publié vendredi 7 mars.

Apparu en 2006, Snake semble avoir été déployé de façon plus agressive depuis 2013, selon la même source : sur 56 cas répertoriés depuis 2010 dans le monde entier, 44 ont été enregistrés depuis l'an dernier. L'Ukraine est la principale cible, avec 22 cas depuis 2013, dont 14 constatés depuis le seul début de l'année 2014, alors que la crise politique dans ce pays s'accélérait avec la chute du président prorusse Viktor Ianoukovitch fin février.

IL PERMET D'« ACCÉDER À LA TOTALITÉ DES SYSTÈMES INFILTRÉS »
Les opérateurs de Snake agissent en semaine et essentiellement dans un fuseau horaire correspondant à Moscou, constate BAE Systems. « Un groupe bien organisé et techniquement sophistiqué a développé et utilise depuis huit ans [ce virus] », a déclaré samedi un responsable de BAE Systems Applied Intelligence, Dave Garfield, spécialisé dans la sécurité informatique« Il y a des éléments qui permettent de faire un lien » entre le virus Snake « et de précédentes infractions associées à des acteurs russes, mais il n'est pas possible de dire exactement qui est derrière cette campagne », a-t-il cependant ajouté.
Les utilisateurs de Snake peuvent « accéder à la totalité des systèmes informatiques qu'ils ont infiltrés, ajoute le rapport de BAE Systems. La capacité [du virus] à hiberner, en restant complètement inactif pendant plusieurs jours, rend sa détection extrêmement complexe. »
Selon le Financial Times publié samedi, le virus a notamment infiltré des systèmes informatiques du gouvernement de Kiev et d'importantes organisations ukrainiennes. Snake est comparable, selon des experts, au virus informatique Stuxnet, qui avait attaqué en 2010 le programme nucléaire iranien et avait été attribué par Téhéran à l'alliance israélo-américaine.

source : http://www.lemonde.fr/technologies/article/2014/03/09/l-ukraine-cible-d-un-puissant-virus-informatique_4380014_651865.html?utm_content=buffer42a21&utm_medium=social&utm_source=twitter.com&utm_campaign=buffer

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Rapport viral de l'année 2013

Le 06 février 2014 Doctor Web présente un bilan des menaces les plus importantes et/ou significatives ayant touché les utilisateurs en 2013. L'année 2013 a mis en lumière plusieurs menaces pour la sécurité informatique. Comme en 2012, l'une des grandes tendances de l'année passée a été la propagation des Trojans encoders qui ont touché les utilisateurs dans de nombreux pays.  Les spécialistes ont observé une augmentation du nombre de logiciels malveillant visant à afficher de la publicité sur les ordinateurs des victimes, ou à récolter de la crypto monnaie Bitcoin et Litecoin (surtout à la fin de l'année). La gamme de logiciels malveillants ciblant Android s’est considérablement élargie. Situation virale Les malwares les plus répandus en 2013 selon les statistiques de l'utilitaire de traitement Dr.Web CureIt! restent les Trojans de la famille  Trojan.Hosts , dont le plus répandu est le  Trojan.Hosts.6815 , qui modifie le fichier hosts sur l'ordinateur inf...
C’est sans doute le plus gros scandale de l’histoire des télécommunications modernes, et il est passé presque inaperçu ; le piratage par la  NSA  d’un câble sous-marin détenu (entre autres) par  Orange , le SEA-ME-WE 4. Cette liaison en fibre optique, co-gérée par un consortium de seize opérateurs mondiaux, assure une partie des liaisons nécessaires au bon fonctionnement du réseau téléphonique et Internet. Un grand nombre de communications y transitent, puisque la liaison relie la France (à partir de Marseille) à l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient, et une petite partie de l’Asie. illustration Wikicommons De nouvelles révélations d’Edward Snowden indiquent que l’agence américaine de renseignements a organisé le piratage de ce réseau, début 2013. Cette attaque leur a permis de collecter des informations sur la structure et la cartographie du réseau, mais également sur une partie des données qui y transitaient : certaines données permettant, une fois c...

Juniper met en garde contre la présence de code-espion dans ses pare-feu

Quelques mois après les révélations d'Edward Snowden, Juniper signale la présence de code-espion, une back door, dans ses firewalls. Hier, le fabricant d'équipements réseaux Juniper a fait savoir qu'il avait trouvé du code suspect dans certains modèles de pare-feu de la marque. Cette découverte inquiétante semble faire écho aux soupçons de piratage des firewalls de Juniper par la NSA avec une back door, dont il était fait mention dans les documents fuités par Edward Snowden. Les produits affectés tournent avec ScreenOS, l'un des systèmes d'exploitation de Juniper, fonctionnant sur une série d’appliances utilisées comme pare-feu et comme support pour le VPN. Selon l’avis publié par l’équipementier, les versions 6.2.0r15 à 6.2.0r18 et 6.3.0r12 à 6.3.0r20 de ScreenOS sont vulnérables. « Le code non autorisé a été découvert pendant un audit récent mené en interne », a expliqué Bob Worrall, le CIO de Juniper. Mais le fabricant n'a pas don...