Accéder au contenu principal

Le malware iBanking cible les applications de banque mobile

Identifié à la fin de l'année dernière par les chercheurs en sécurité de RSA, le malware iBanking vise les utilisateurs d'app sur Android. Il utilise un panneau de contrôle et va au-delà du vol de données.
Les chercheurs en sécurité de RSA ont récemment découvert sur un forum clandestin un post diffusant le code source du panneau de contrôle d'un malware pour app mobile sur Android. Dans un billet, ils expliquent avoir repéré ce malware qu'ils ont dénommé iBanking et qui se diffuse à travers des attaques par injection HTML sur des sites de banque en ligne. Les victimes se voient proposer de télécharger une app de sécurité pour leur terminal Android.


Utilisé en conjonction avec un malware sur PC, ce « bot » déjoue les mécanismes de sécurité utilisés par les sites bancaires. La plupart des malwares sur PC qui ciblent les clients de banques en ligne peuvent injecter du contenu dans les sessions de navigation. Cette possibilité est utilisée pour afficher de faux formulaires web sur les sites pour voler aux clients leurs certificats et des informations financières sensibles. 
Redirection d'appels, enregistrement ambiant
De nombreuses banques répondent à ces menaces en mettant en oeuvre une authentification à deux facteurs et des systèmes d'autorisation des transactions qui passe par l'envoi de codes à usage unique sur le smartphone de leurs clients.
iBanking était vendu sous le manteau depuis la fin de l'année dernière pour 5 000 dollars, indique RSA dans son billet. Il illustre les développements en cours du côté des malwares visant les possesseurs de terminaux mobiles. Cette nouvelle génération commercialisée via des circuits souterrains propose des panneaux de contrôle et va au-delà du vol de données.  En plus de capturer les messages texte entrants et sortants, iBanking peut rediriger les appels vers un numéro de téléphone pré-défini, enregistrer l'environnement ambiant en utilisant le microphone du téléphone et dérober l'historique des connexions et le répertoire du téléphone.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Juniper met en garde contre la présence de code-espion dans ses pare-feu

Quelques mois après les révélations d'Edward Snowden, Juniper signale la présence de code-espion, une back door, dans ses firewalls. Hier, le fabricant d'équipements réseaux Juniper a fait savoir qu'il avait trouvé du code suspect dans certains modèles de pare-feu de la marque. Cette découverte inquiétante semble faire écho aux soupçons de piratage des firewalls de Juniper par la NSA avec une back door, dont il était fait mention dans les documents fuités par Edward Snowden. Les produits affectés tournent avec ScreenOS, l'un des systèmes d'exploitation de Juniper, fonctionnant sur une série d’appliances utilisées comme pare-feu et comme support pour le VPN. Selon l’avis publié par l’équipementier, les versions 6.2.0r15 à 6.2.0r18 et 6.3.0r12 à 6.3.0r20 de ScreenOS sont vulnérables. « Le code non autorisé a été découvert pendant un audit récent mené en interne », a expliqué Bob Worrall, le CIO de Juniper. Mais le fabricant n'a pas don...

Une nouvelle affaire de vol de millions de mots de passe

Le serveur qui hébergeait les données volées à Adobe renfermait aussi 42 millions de mots de passe dérobées à un site de rencontre australien.  Là encore, la sécurité mise en place autour de ces données paraît bien mince. Le blogueur spécialiste de sécurité  Brian Krebs  semble être tombé sur un nid : après avoir retrouvé sur un serveur utilisé par des hackers les  millions de données volées à Adobe,  mais aussi des informations piochées chez PR Newswire et au sein d’une organisation à but non lucratif chargé de lutter contre… le cybercrime, ce sont cette fois-ci 42 millions de mots de passe qu’a  récolté l’ex-journaliste . Ces sésames, disponibles en clair dans le fichier mis au jour,  proviennent de Cupid Media , un site australien spécialisé dans les rencontres en ligne. Selon cette société, ces informations résulteraient d’une  attaque détectée en janvier dernier . Elle affirme avoir depuis enjoint les utilisateurs concernés de m...
C’est sans doute le plus gros scandale de l’histoire des télécommunications modernes, et il est passé presque inaperçu ; le piratage par la  NSA  d’un câble sous-marin détenu (entre autres) par  Orange , le SEA-ME-WE 4. Cette liaison en fibre optique, co-gérée par un consortium de seize opérateurs mondiaux, assure une partie des liaisons nécessaires au bon fonctionnement du réseau téléphonique et Internet. Un grand nombre de communications y transitent, puisque la liaison relie la France (à partir de Marseille) à l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient, et une petite partie de l’Asie. illustration Wikicommons De nouvelles révélations d’Edward Snowden indiquent que l’agence américaine de renseignements a organisé le piratage de ce réseau, début 2013. Cette attaque leur a permis de collecter des informations sur la structure et la cartographie du réseau, mais également sur une partie des données qui y transitaient : certaines données permettant, une fois c...