Accéder au contenu principal

Comment piéger les logiciels malveillants. - Sécurité -

L'émulation des menaces est une nouvelle technique clé pour stopper les attaques, « zero-day » et ciblées. Thierry Karsenti, Directeur Technique Europe de Check Point, explique comment cette méthode offre une protection inégalée contre les menaces connues et inconnues.
Stéphane NEREAU's insight:

Les fichiers envoyés au moteur d'émulation des menaces sont copiés et lancés dans plusieurs systèmes d'exploitation et environnements applicatifs virtuels. Ils sont ensuite soumis à un processus d'inspection en cinq étapes :

1. Tout fichier entraînant le mal fonctionnement de l'instance virtualisée du programme, ou tentant de décompresser et substituer un autre document, est signalé comme étant malveillant. De plus, toute tentative d'appel d'un fichier .dll ou .exe signale un comportement potentiellement anormal et malveillant.

2. La base de registre virtuelle est analysée pour détecter toute tentative de modification, qui est une caractéristique des logiciels malveillants et une action qu'un document courant ne devrait jamais tenter.

3. Le système de fichiers et les processus sont également analysés à la recherche de toute tentative de modification apportée. Comme indiqué ci-dessus, un document ordinaire ne devrait pas tenter de faire des changements.

4. Le moteur vérifie toute tentative de communication avec le web, par exemple, pour communiquer avec un centre de commande et de contrôle ou télécharger du code malveillant.

5. Enfin, le moteur consigne et génère un rapport de toutes les activités effectuées par le fichier, avec des captures d'écran des environnements virtuels, et crée une « empreinte numérique » du fichier qui peut être rapidement utilisée lors de détections ultérieures.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Juniper met en garde contre la présence de code-espion dans ses pare-feu

Quelques mois après les révélations d'Edward Snowden, Juniper signale la présence de code-espion, une back door, dans ses firewalls. Hier, le fabricant d'équipements réseaux Juniper a fait savoir qu'il avait trouvé du code suspect dans certains modèles de pare-feu de la marque. Cette découverte inquiétante semble faire écho aux soupçons de piratage des firewalls de Juniper par la NSA avec une back door, dont il était fait mention dans les documents fuités par Edward Snowden. Les produits affectés tournent avec ScreenOS, l'un des systèmes d'exploitation de Juniper, fonctionnant sur une série d’appliances utilisées comme pare-feu et comme support pour le VPN. Selon l’avis publié par l’équipementier, les versions 6.2.0r15 à 6.2.0r18 et 6.3.0r12 à 6.3.0r20 de ScreenOS sont vulnérables. « Le code non autorisé a été découvert pendant un audit récent mené en interne », a expliqué Bob Worrall, le CIO de Juniper. Mais le fabricant n'a pas don...

Une nouvelle affaire de vol de millions de mots de passe

Le serveur qui hébergeait les données volées à Adobe renfermait aussi 42 millions de mots de passe dérobées à un site de rencontre australien.  Là encore, la sécurité mise en place autour de ces données paraît bien mince. Le blogueur spécialiste de sécurité  Brian Krebs  semble être tombé sur un nid : après avoir retrouvé sur un serveur utilisé par des hackers les  millions de données volées à Adobe,  mais aussi des informations piochées chez PR Newswire et au sein d’une organisation à but non lucratif chargé de lutter contre… le cybercrime, ce sont cette fois-ci 42 millions de mots de passe qu’a  récolté l’ex-journaliste . Ces sésames, disponibles en clair dans le fichier mis au jour,  proviennent de Cupid Media , un site australien spécialisé dans les rencontres en ligne. Selon cette société, ces informations résulteraient d’une  attaque détectée en janvier dernier . Elle affirme avoir depuis enjoint les utilisateurs concernés de m...
C’est sans doute le plus gros scandale de l’histoire des télécommunications modernes, et il est passé presque inaperçu ; le piratage par la  NSA  d’un câble sous-marin détenu (entre autres) par  Orange , le SEA-ME-WE 4. Cette liaison en fibre optique, co-gérée par un consortium de seize opérateurs mondiaux, assure une partie des liaisons nécessaires au bon fonctionnement du réseau téléphonique et Internet. Un grand nombre de communications y transitent, puisque la liaison relie la France (à partir de Marseille) à l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient, et une petite partie de l’Asie. illustration Wikicommons De nouvelles révélations d’Edward Snowden indiquent que l’agence américaine de renseignements a organisé le piratage de ce réseau, début 2013. Cette attaque leur a permis de collecter des informations sur la structure et la cartographie du réseau, mais également sur une partie des données qui y transitaient : certaines données permettant, une fois c...