Accéder au contenu principal

Des serveurs Linux enrôlés sur les botnets IptabLes et IptabLex

IptabLes et IptabLex sont deux botnets s’appuyant sur un réseau de serveurs Linux infectés. Des machines piratées via l’exploitation de failles présentes dans Elasticsearch, Struts et Tomcat.

Prolexic, filiale d’Akamai Technologies, lance aujourd’hui une alerte au sujet des infections de systèmes Linux. Les attaquants se sont appuyés sur les failles de certains produits OpeS source, comme Elasticsearch, Struts ou Tomcat, pour installer un malware sur des serveurs Linux.

Les machines passent alors sous le contrôle des pirates, qui les utilisent afin de créer un botnet lançant des attaques par déni de service (DDoS) sur divers sites de la Toile. Essentiellement des sites orientés divertissements, pour le moment. Un débit de 119 Gb/s a pu être constaté lors de l’une des attaques.

Il est à noter que les malwares communiquent avec des serveurs situés en Chine (ce qui ne veut pas dire que les pirates se trouvent eux-mêmes en Chine, bien entendu).

Des dégâts encore limités

Les deux botnets basés sur ces systèmes infectés, IptabLes et IptabLex, montrent encore des signes d’instabilité, précise Prolexic. Toutefois, des versions plus stables pourraient apparaître dans le futur, et renforcer ainsi les nuisances provoquées par ces botnets.

À ce jour, seuls 23 antivirus sur 54 testés par VirusTotal détectent la présence de cette menace sur une machine. Toutefois, une méthode simple permet de repérer un système infecté : des fichiers ‘.IptabLes’ et ‘.IptabLex’ se trouvent en effet dans le dossier de démarrage du système (en général /boot).


source: http://www.silicon.fr/serveurs-linux-vulnerables-enroles-force-les-botnets-iptables-iptablex-96490.html

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Cisco prédit une pénurie de spécialistes de la sécurité informatique en 2014

Cisco vient de publier son rapport annuel sur la sécurité pour 2014, qui révèle que le nombre total de vulnérabilités et de menaces a atteint un niveau record depuis le début de leur recensement en mai 2000. En octobre 2013, le nombre total d'alertes cumulées a augmenté de 14 % en glissement annuel par rapport à 2012. Le rapport de Cisco note de multiples méthodes assez sophistiquées (ingénierie sociale, infiltrations, etc.) utilisées par les cybercriminels. Les entreprises, qui ne sont pas assez parées pour assurer leur sécurité, feront en plus face un manque de professionnels en sécurité. Cisco souligne que l’année 2014 sera marquée par une pénurie de plus d'un million de professionnels spécialisés dans le domaine de la sécurité. «  Du fait de leur sophistication, les technologies et tactiques employées par les criminels en ligne – et leurs tentatives incessantes d’infiltration dans les réseaux et de vol de données – ont désormais pris de vitesse les professionnels de l...

Rapport viral de l'année 2013

Le 06 février 2014 Doctor Web présente un bilan des menaces les plus importantes et/ou significatives ayant touché les utilisateurs en 2013. L'année 2013 a mis en lumière plusieurs menaces pour la sécurité informatique. Comme en 2012, l'une des grandes tendances de l'année passée a été la propagation des Trojans encoders qui ont touché les utilisateurs dans de nombreux pays.  Les spécialistes ont observé une augmentation du nombre de logiciels malveillant visant à afficher de la publicité sur les ordinateurs des victimes, ou à récolter de la crypto monnaie Bitcoin et Litecoin (surtout à la fin de l'année). La gamme de logiciels malveillants ciblant Android s’est considérablement élargie. Situation virale Les malwares les plus répandus en 2013 selon les statistiques de l'utilitaire de traitement Dr.Web CureIt! restent les Trojans de la famille  Trojan.Hosts , dont le plus répandu est le  Trojan.Hosts.6815 , qui modifie le fichier hosts sur l'ordinateur inf...
C’est sans doute le plus gros scandale de l’histoire des télécommunications modernes, et il est passé presque inaperçu ; le piratage par la  NSA  d’un câble sous-marin détenu (entre autres) par  Orange , le SEA-ME-WE 4. Cette liaison en fibre optique, co-gérée par un consortium de seize opérateurs mondiaux, assure une partie des liaisons nécessaires au bon fonctionnement du réseau téléphonique et Internet. Un grand nombre de communications y transitent, puisque la liaison relie la France (à partir de Marseille) à l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient, et une petite partie de l’Asie. illustration Wikicommons De nouvelles révélations d’Edward Snowden indiquent que l’agence américaine de renseignements a organisé le piratage de ce réseau, début 2013. Cette attaque leur a permis de collecter des informations sur la structure et la cartographie du réseau, mais également sur une partie des données qui y transitaient : certaines données permettant, une fois c...