Accéder au contenu principal

Des serveurs Linux enrôlés sur les botnets IptabLes et IptabLex

IptabLes et IptabLex sont deux botnets s’appuyant sur un réseau de serveurs Linux infectés. Des machines piratées via l’exploitation de failles présentes dans Elasticsearch, Struts et Tomcat.

Prolexic, filiale d’Akamai Technologies, lance aujourd’hui une alerte au sujet des infections de systèmes Linux. Les attaquants se sont appuyés sur les failles de certains produits OpeS source, comme Elasticsearch, Struts ou Tomcat, pour installer un malware sur des serveurs Linux.

Les machines passent alors sous le contrôle des pirates, qui les utilisent afin de créer un botnet lançant des attaques par déni de service (DDoS) sur divers sites de la Toile. Essentiellement des sites orientés divertissements, pour le moment. Un débit de 119 Gb/s a pu être constaté lors de l’une des attaques.

Il est à noter que les malwares communiquent avec des serveurs situés en Chine (ce qui ne veut pas dire que les pirates se trouvent eux-mêmes en Chine, bien entendu).

Des dégâts encore limités

Les deux botnets basés sur ces systèmes infectés, IptabLes et IptabLex, montrent encore des signes d’instabilité, précise Prolexic. Toutefois, des versions plus stables pourraient apparaître dans le futur, et renforcer ainsi les nuisances provoquées par ces botnets.

À ce jour, seuls 23 antivirus sur 54 testés par VirusTotal détectent la présence de cette menace sur une machine. Toutefois, une méthode simple permet de repérer un système infecté : des fichiers ‘.IptabLes’ et ‘.IptabLex’ se trouvent en effet dans le dossier de démarrage du système (en général /boot).


source: http://www.silicon.fr/serveurs-linux-vulnerables-enroles-force-les-botnets-iptables-iptablex-96490.html

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Juniper met en garde contre la présence de code-espion dans ses pare-feu

Quelques mois après les révélations d'Edward Snowden, Juniper signale la présence de code-espion, une back door, dans ses firewalls. Hier, le fabricant d'équipements réseaux Juniper a fait savoir qu'il avait trouvé du code suspect dans certains modèles de pare-feu de la marque. Cette découverte inquiétante semble faire écho aux soupçons de piratage des firewalls de Juniper par la NSA avec une back door, dont il était fait mention dans les documents fuités par Edward Snowden. Les produits affectés tournent avec ScreenOS, l'un des systèmes d'exploitation de Juniper, fonctionnant sur une série d’appliances utilisées comme pare-feu et comme support pour le VPN. Selon l’avis publié par l’équipementier, les versions 6.2.0r15 à 6.2.0r18 et 6.3.0r12 à 6.3.0r20 de ScreenOS sont vulnérables. « Le code non autorisé a été découvert pendant un audit récent mené en interne », a expliqué Bob Worrall, le CIO de Juniper. Mais le fabricant n'a pas don...

Une nouvelle affaire de vol de millions de mots de passe

Le serveur qui hébergeait les données volées à Adobe renfermait aussi 42 millions de mots de passe dérobées à un site de rencontre australien.  Là encore, la sécurité mise en place autour de ces données paraît bien mince. Le blogueur spécialiste de sécurité  Brian Krebs  semble être tombé sur un nid : après avoir retrouvé sur un serveur utilisé par des hackers les  millions de données volées à Adobe,  mais aussi des informations piochées chez PR Newswire et au sein d’une organisation à but non lucratif chargé de lutter contre… le cybercrime, ce sont cette fois-ci 42 millions de mots de passe qu’a  récolté l’ex-journaliste . Ces sésames, disponibles en clair dans le fichier mis au jour,  proviennent de Cupid Media , un site australien spécialisé dans les rencontres en ligne. Selon cette société, ces informations résulteraient d’une  attaque détectée en janvier dernier . Elle affirme avoir depuis enjoint les utilisateurs concernés de m...

Smartphones et tablettes : un gros manque de protection !

D'après Symantec, les internautes français sont davantage touchés par la cyber-criminalité sur mobile que leurs homologues européens, et rares sont ceux qui se protègent vraiment Les chiffres du "Norton Report 2013" montrent, en effet, un important besoin d'information et d'éducation des particuliers, mais aussi des entreprises sur les vulnérabilités des terminaux mobiles. 41 % des français utilisant des smartphones ont pourtant déjà été victimes d'actes de cybercriminalité au cours de l'année écoulée contre seulement 29 % en Europe et 38 % dans le monde. " Ce fort impact de la cybercriminalité sur mobile est à mettre en parallèle avec le fait que 60 % des utilisateurs de terminaux mobiles ne savent pas qu'il existe des solutions de sécurité pour terminaux mobiles " note Symantec. Il faut dire aussi qu'en France, 29 % des adultes utilisent leur terminal personnel à la fois pour travailler et pour jouer, contre 38 % e...