Accéder au contenu principal

Icoscript, un logiciel malveillant qui communique par e-mail

Un Cheval de Troie d’un genre nouveau semble particulièrement difficile à détecter, parce qu’il utilise tout simplement nos webmails pour communiquer. Comment ?



Les RATs (Remote Access Trojan) sont des Chevaux de Troie avec lesquels les cybercriminels sont capables d’interagir à distance : ils peuvent ainsi collecter des informations personnelles, bancaires ou confidentielles, et même s’en servir de botnet, en monopolisant les ordinateurs infectés dans le cadre d’attaque DDoS.

Ces logiciels malveillants peuvent être difficiles à repérer, mais le fait qu’ils envoient des informations par Internet à travers des protocoles de communication spécifiques les rendent parfois détectables. Ce n’est toutefois pas le cas du malware Icoscript, découvert par G Data. Celui-ci communique en effet via un protocole a priori anodin, et surtout accepté par tous les firewalls, y compris ceux des entreprises : les webmails.

L’expérience menée par G Data confirme cette pratique d’un genre nouveau, en validant des essais avec la messagerie Yahoo. Mais l’éditeur de solutions de sécurité affirme que ce genre d’accès à distance est reproductible avec les autres services de messagerie (Gmail, Outlook.com, etc.), et même des réseaux sociaux comme Facebook ou LinkedIn.

Par ce biais, le Cheval de Troie Icoscript (Win32.Trojan.IcoScript.A) ayant infecté un poste informatique peut récupérer des instructions envoyées depuis l’extérieur (via un e-mail précédemment transmis par l’attaquant), et même envoyer de façon autonome des courriels, contenant par exemple des mots de passe ou des informations confidentielles.

Les possibilités d’un tel outil sont donc remarquables… Ou inquiétantes, suivant de quel côté du malware on se trouve !

source : http://www.panoptinet.com/culture-cybersecurite/icoscript-malware-qui-envoie-et-recoit-des-emails/

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Juniper met en garde contre la présence de code-espion dans ses pare-feu

Quelques mois après les révélations d'Edward Snowden, Juniper signale la présence de code-espion, une back door, dans ses firewalls. Hier, le fabricant d'équipements réseaux Juniper a fait savoir qu'il avait trouvé du code suspect dans certains modèles de pare-feu de la marque. Cette découverte inquiétante semble faire écho aux soupçons de piratage des firewalls de Juniper par la NSA avec une back door, dont il était fait mention dans les documents fuités par Edward Snowden. Les produits affectés tournent avec ScreenOS, l'un des systèmes d'exploitation de Juniper, fonctionnant sur une série d’appliances utilisées comme pare-feu et comme support pour le VPN. Selon l’avis publié par l’équipementier, les versions 6.2.0r15 à 6.2.0r18 et 6.3.0r12 à 6.3.0r20 de ScreenOS sont vulnérables. « Le code non autorisé a été découvert pendant un audit récent mené en interne », a expliqué Bob Worrall, le CIO de Juniper. Mais le fabricant n'a pas don...

Une nouvelle affaire de vol de millions de mots de passe

Le serveur qui hébergeait les données volées à Adobe renfermait aussi 42 millions de mots de passe dérobées à un site de rencontre australien.  Là encore, la sécurité mise en place autour de ces données paraît bien mince. Le blogueur spécialiste de sécurité  Brian Krebs  semble être tombé sur un nid : après avoir retrouvé sur un serveur utilisé par des hackers les  millions de données volées à Adobe,  mais aussi des informations piochées chez PR Newswire et au sein d’une organisation à but non lucratif chargé de lutter contre… le cybercrime, ce sont cette fois-ci 42 millions de mots de passe qu’a  récolté l’ex-journaliste . Ces sésames, disponibles en clair dans le fichier mis au jour,  proviennent de Cupid Media , un site australien spécialisé dans les rencontres en ligne. Selon cette société, ces informations résulteraient d’une  attaque détectée en janvier dernier . Elle affirme avoir depuis enjoint les utilisateurs concernés de m...

Rapport viral de l'année 2013

Le 06 février 2014 Doctor Web présente un bilan des menaces les plus importantes et/ou significatives ayant touché les utilisateurs en 2013. L'année 2013 a mis en lumière plusieurs menaces pour la sécurité informatique. Comme en 2012, l'une des grandes tendances de l'année passée a été la propagation des Trojans encoders qui ont touché les utilisateurs dans de nombreux pays.  Les spécialistes ont observé une augmentation du nombre de logiciels malveillant visant à afficher de la publicité sur les ordinateurs des victimes, ou à récolter de la crypto monnaie Bitcoin et Litecoin (surtout à la fin de l'année). La gamme de logiciels malveillants ciblant Android s’est considérablement élargie. Situation virale Les malwares les plus répandus en 2013 selon les statistiques de l'utilitaire de traitement Dr.Web CureIt! restent les Trojans de la famille  Trojan.Hosts , dont le plus répandu est le  Trojan.Hosts.6815 , qui modifie le fichier hosts sur l'ordinateur inf...