Accéder au contenu principal

Comment piéger les logiciels malveillants. - Sécurité -

L'émulation des menaces est une nouvelle technique clé pour stopper les attaques, « zero-day » et ciblées. Thierry Karsenti, Directeur Technique Europe de Check Point, explique comment cette méthode offre une protection inégalée contre les menaces connues et inconnues.
Stéphane NEREAU's insight:

Les fichiers envoyés au moteur d'émulation des menaces sont copiés et lancés dans plusieurs systèmes d'exploitation et environnements applicatifs virtuels. Ils sont ensuite soumis à un processus d'inspection en cinq étapes :

1. Tout fichier entraînant le mal fonctionnement de l'instance virtualisée du programme, ou tentant de décompresser et substituer un autre document, est signalé comme étant malveillant. De plus, toute tentative d'appel d'un fichier .dll ou .exe signale un comportement potentiellement anormal et malveillant.

2. La base de registre virtuelle est analysée pour détecter toute tentative de modification, qui est une caractéristique des logiciels malveillants et une action qu'un document courant ne devrait jamais tenter.

3. Le système de fichiers et les processus sont également analysés à la recherche de toute tentative de modification apportée. Comme indiqué ci-dessus, un document ordinaire ne devrait pas tenter de faire des changements.

4. Le moteur vérifie toute tentative de communication avec le web, par exemple, pour communiquer avec un centre de commande et de contrôle ou télécharger du code malveillant.

5. Enfin, le moteur consigne et génère un rapport de toutes les activités effectuées par le fichier, avec des captures d'écran des environnements virtuels, et crée une « empreinte numérique » du fichier qui peut être rapidement utilisée lors de détections ultérieures.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Rapport viral de l'année 2013

Le 06 février 2014 Doctor Web présente un bilan des menaces les plus importantes et/ou significatives ayant touché les utilisateurs en 2013. L'année 2013 a mis en lumière plusieurs menaces pour la sécurité informatique. Comme en 2012, l'une des grandes tendances de l'année passée a été la propagation des Trojans encoders qui ont touché les utilisateurs dans de nombreux pays.  Les spécialistes ont observé une augmentation du nombre de logiciels malveillant visant à afficher de la publicité sur les ordinateurs des victimes, ou à récolter de la crypto monnaie Bitcoin et Litecoin (surtout à la fin de l'année). La gamme de logiciels malveillants ciblant Android s’est considérablement élargie. Situation virale Les malwares les plus répandus en 2013 selon les statistiques de l'utilitaire de traitement Dr.Web CureIt! restent les Trojans de la famille  Trojan.Hosts , dont le plus répandu est le  Trojan.Hosts.6815 , qui modifie le fichier hosts sur l'ordinateur inf...
C’est sans doute le plus gros scandale de l’histoire des télécommunications modernes, et il est passé presque inaperçu ; le piratage par la  NSA  d’un câble sous-marin détenu (entre autres) par  Orange , le SEA-ME-WE 4. Cette liaison en fibre optique, co-gérée par un consortium de seize opérateurs mondiaux, assure une partie des liaisons nécessaires au bon fonctionnement du réseau téléphonique et Internet. Un grand nombre de communications y transitent, puisque la liaison relie la France (à partir de Marseille) à l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient, et une petite partie de l’Asie. illustration Wikicommons De nouvelles révélations d’Edward Snowden indiquent que l’agence américaine de renseignements a organisé le piratage de ce réseau, début 2013. Cette attaque leur a permis de collecter des informations sur la structure et la cartographie du réseau, mais également sur une partie des données qui y transitaient : certaines données permettant, une fois c...

Le malware BlackPOS utilisé lors du piratage de TARGET développé par pirate russe de 17 ans

La violation de données impliquant la chaine américaine de supermarchés TARGET ayant eu lieu pendant les fêtes de fin d’année semble faire partie d’une campagne de piratage international de grande envergure et hautement sophistiqué contre plusieurs détaillants, impliquant le piratage de 110 millions de cartes de crédit/débit, et autant de renseignements personnels. Target a confirmé la semaine dernière que des logiciels malveillants ont été intégré dans le matériel équipant ses point de vente à ses comptoirs de caisse pour recueillir des données sécurisées comme les informations de cartes de crédit utilisées lors des transactions. Il s’avère que le malware utilisé est appelé BlackPOS, également connus sous le nom « reedum » ou encore « Kaptoxa ». C’est un kit d’exploitation pirate efficace, d’origine russe, qui a été créé en mars 2013 et disponible sur les sites undergrounds du BlackMarket pour des sommes variant de $1800 à $2000. Les enquêteurs de  Intel...