Accéder au contenu principal

Quelles sociétés protègent le mieux vos données ?

Inutile de préciser une fois encore à quel point la protection des donnéesutilisateurs est importante tant les cybervols sont fréquents. Si chaque utilisateur peut, dans une certaine manière, contribuer à leur protection, chaque société se doit de mettre en place une sécurité digne de ce nom. Petit état des lieux concernant les plus grandes entreprises IT.





Eu égard aux récentes affaires d’espionnage, et à toutes celles dont ne nous ne sommes pas au courant, il convient de prendre le problème de la sécurité – que ce soit face aux « simples hackers » ou aux institutions gouvernementales comme la NSA – à bras le corps. Heureusement, les technologies actuelles permettent de mettre de nombreux bâtons dans les roues à quiconque souhaiteraient voler des données.
Cette étude en réunit cinq, parmi les plus importantes, et a tenté d’apprécier leur mise en place chez les plus grandes sociétés du Web. Tout le monde connaît le HTTPS, ce protocole sécurisé utilisé pour les transactions bancaires par exemple. Le HTTP Strict Transport Security (HSTS) permet, lui, de remettre les points sur les i à l’utilisateur, en lui déclarant expressément de communiquer de manière sécurisée (HTTPS par exemple).
Des communications cryptées avec les serveurs, c’est bien, mais si les différents serveurs ne communiquent pas entre eux de manière sécurisée, tout cela est bien inutile. Il s’agit ici de la première colonne du tableau – crypter tout échange interne entre les divers éléments de l’infrastructure -.
STARTTLS permet notamment de crypter un type d’échange bien particulier, et très courant sur le Net, les communications par email. Pour fonctionner, il faut cela dit que les deux fournisseurs de service de messagerie l’implémentent. Sinon, la communication ne sera pas cryptée. Autrement dit, plus nombreux seront les fournisseurs à l’utiliser, plus nos emails seront à l’abri des yeux indiscrets.
Dernière mesure, la confidentialité persistante (forward secrecy ou perfect forward secrecy, PFS) qui garantit que la découverte par un adversaire de la clé privée d’un correspondant (secret à long terme) ne compromet pas la confidentialité des communications passées.
Et à ce petit jeu, on note 5 excellents élèves: Dropbox, Google, SpiderOak (stockage de fichiers dans le cloud) and Sonic.net (FAI). D’autres travaillent à implémenter certaines de ces cinq mesures, on pense par exemple à twitter et Yahoo!. Espérons en tout cas que les grandes sociétés du Web s’y intéressent pour éviter que nos données soient accessibles sans notre consentement à des yeux indiscrets.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Rapport viral de l'année 2013

Le 06 février 2014 Doctor Web présente un bilan des menaces les plus importantes et/ou significatives ayant touché les utilisateurs en 2013. L'année 2013 a mis en lumière plusieurs menaces pour la sécurité informatique. Comme en 2012, l'une des grandes tendances de l'année passée a été la propagation des Trojans encoders qui ont touché les utilisateurs dans de nombreux pays.  Les spécialistes ont observé une augmentation du nombre de logiciels malveillant visant à afficher de la publicité sur les ordinateurs des victimes, ou à récolter de la crypto monnaie Bitcoin et Litecoin (surtout à la fin de l'année). La gamme de logiciels malveillants ciblant Android s’est considérablement élargie. Situation virale Les malwares les plus répandus en 2013 selon les statistiques de l'utilitaire de traitement Dr.Web CureIt! restent les Trojans de la famille  Trojan.Hosts , dont le plus répandu est le  Trojan.Hosts.6815 , qui modifie le fichier hosts sur l'ordinateur inf...
C’est sans doute le plus gros scandale de l’histoire des télécommunications modernes, et il est passé presque inaperçu ; le piratage par la  NSA  d’un câble sous-marin détenu (entre autres) par  Orange , le SEA-ME-WE 4. Cette liaison en fibre optique, co-gérée par un consortium de seize opérateurs mondiaux, assure une partie des liaisons nécessaires au bon fonctionnement du réseau téléphonique et Internet. Un grand nombre de communications y transitent, puisque la liaison relie la France (à partir de Marseille) à l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient, et une petite partie de l’Asie. illustration Wikicommons De nouvelles révélations d’Edward Snowden indiquent que l’agence américaine de renseignements a organisé le piratage de ce réseau, début 2013. Cette attaque leur a permis de collecter des informations sur la structure et la cartographie du réseau, mais également sur une partie des données qui y transitaient : certaines données permettant, une fois c...

Juniper met en garde contre la présence de code-espion dans ses pare-feu

Quelques mois après les révélations d'Edward Snowden, Juniper signale la présence de code-espion, une back door, dans ses firewalls. Hier, le fabricant d'équipements réseaux Juniper a fait savoir qu'il avait trouvé du code suspect dans certains modèles de pare-feu de la marque. Cette découverte inquiétante semble faire écho aux soupçons de piratage des firewalls de Juniper par la NSA avec une back door, dont il était fait mention dans les documents fuités par Edward Snowden. Les produits affectés tournent avec ScreenOS, l'un des systèmes d'exploitation de Juniper, fonctionnant sur une série d’appliances utilisées comme pare-feu et comme support pour le VPN. Selon l’avis publié par l’équipementier, les versions 6.2.0r15 à 6.2.0r18 et 6.3.0r12 à 6.3.0r20 de ScreenOS sont vulnérables. « Le code non autorisé a été découvert pendant un audit récent mené en interne », a expliqué Bob Worrall, le CIO de Juniper. Mais le fabricant n'a pas don...